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Les papes de l'époque carolingienne (590-996)
!!! NB: cette page est en cours et de nouvelles notices sont ajoutées régulièrement, jusqu'à la date terminale de l'étude !!!
(les dates qui suivent le nom du pape sont celles de son pontificat)
- *Grégoire Ier, ou Grégoire le Grand (590-604)
- Docteur de l'Eglise, Père de l'Eglise. Né en 540 dans une famille patricienne romaine qui possédait de grands domaines en Sicile. La mère de Grégoire, Silvia et deux de ses tantes ont été canonisées. Bien éduqué, il devint préfet de Rome en 573 -un poste très en déclin à l'époque- mais, dès 574, il prend la décision de se faire moine, fondant 6 monastères avec ses domaines de Sicile. Dans le monastère St-André qu'il avait fondé à Rome, il suivit la règle de St Benoît. Devant la menace lombarde, le pape Pélage II, en 579, le sort de son monastère et l'envoie comme légat à Constantinople pour obtenir l'appui militaire de l'empereur Tibère. Il y rencontra Léandre de Séville, frère d'Isidore et y acquit la conviction de Rome et l'Italie ne pouvaient plus espérer aucun soutien militaire de Constantinople mais ne devaient compter que sur elles-mêmes. Il revient à Rome en 586 et, de cette époque, date l'épisode célèbre "des anges, pas des Angles", Grégoire disant d'Anglais vus à Rome et frappé de leur beauté: "ce sont des anges, pas des Angles"; on ne sait pas exactement s'il s'agissait d'esclaves ou d'hommes libres; ce fut Bède le Vénérable qui en fit le premier des esclaves et il est possible que cette légende soit essentiellement d'origine anglaise. En tout cas, cela décida Grégoire à partir évangéliser les Angles mais le peuple de Rome le fit ramener à Rome, montrant quelle importance il avait alors acquise. Il était, en fait, devenu le conseiller et l'assistant du pape Pélage. Son accession au pontificat prit place dans le cadre des calamités de 589 (crues du Tibre, destruction des stocks de grain de l'Eglise, peste). Le pape Pélage II mourut aussi et Grégoire fut choisi pape, contre sa volonté, en 590, ce qui marqua tout son pontificat. Il était le premier moine à jamais avoir été élu pape. D'une santé précaire (due aux austérités qu'il s'était infigées aux débuts de sa vie de moine), il maintint, durant son pontificat, une simplicité monastique. Menant une intense activité en matière ecclésiastique, Grégoire Ier fut aussi le premier pape à gérer Rome et ses domaines en Italie et en Afrique. Pour ce qui est des grands domaines de l'Eglise, il y protégea fortement les populations paysannes. Plus aucune autre autorité, y compris, militaire, n'existait désormais à Rome en dehors du Pape, l'exarque de Byzance ne résidant qu'à Ravenne. En tant qu'administrateur, le pape -et ses agents sur les domaines- agissaient en tant que responsables devant Dieu et St Pierre. Une trop grande prodigalité envers les pauvres, cependant, vint légèrement contredire cette bonne administration. Son dynamisme et sa politique d'affirmer la suprématie de Rome à l'encontre du patriarche de Constantinople le firent entrer en conflit avec ce dernier et la controverse durait encore au moment de sa mort. Il affirma également son autorité sur toutes les Eglises d'Occident, avec lesquelles Rome n'avait quasiment plus de relations depuis 1 siècle, et il eut des relations équilibrées avec les autres Eglises d'Orient, les patriarches admettant nettement son autorité. Les menaces des Lombards ariens, à partir de 592, firent la preuve que le pape voulait agir désormais de façon indépendante de l'empereur de Byzance et la politique en Italie commença désormais de devenir une partie à trois: Byzance, les Lombards et le pape. Pour ce qui est des Francs, les relations, à la mort du pape, cessèrent pour presque 100 ans mais, par contre, il exerça une forte influence sur la vie monastique franque, faisant des monastères le moyen de civiliser les Francs. Mais la papauté, cependant, ne serait-ce que du fait du respect de Grégoire Ier pour l'empereur de Byzance, restait largement sous le contrôle de celui-ci et Grégoire ne put que poursuivre la politique de ses prédécesseurs d'admettre que l'empereur pouvait intervenir en matière de dogme -et qu'il fallait alors obéir sauf obligation de conscience- tout en espérant une situation plus idéale, celle d'un pape totalement maître du spirituel et d'un empereur, représentant de Dieu pour le temporel. La possibilité de développement de l'indépendance pontificale dépendit en fait essentiellement des faiblesses internes, alors, de l'empire byzantin. Grégoire Ier fit également preuve de zéle missionnaire, envoyant Augustin chez les Angles (Grégoire est considéré comme l'"Apôtre des Anglais"), fortifiant les monastères de Gaule, luttant contre le donatisme en Afrique ou des schismes locaux en Italie du Nord et en Istrie. Il entretint également d'étroites relations avec les Eglises d'Espagne et d'Illyrie. Selon les conceptions de l'époque, une fois épuisées les méthodes pacifiques, il n'hésitait pas à faire appel au bras séculier pour imposer l'orthodoxie et la foi. Il est possible que Grégoire ait également joué sur les Juifs, fortement présents à Ravenne et dans le Sud de l'Italie, en pratiquant à leur égard un certain légalisme. En tant que moine, il voyait tout l'intérêt du monachisme occidental tel que récemment organisé par St Benoît de participer à la structure hiérarchique de l'Eglise et il inaugura la politique pontificale consistant à placer les monastères sous leur juridiction directe, à l'encontre de celle des évêques. Il tendit à favoriser les moines à l'encontre du clergé séculier. Grégoire Ier est aussi, bien évidemment connu, pour son rôle en matière du chant d'Eglise, qui finit par porter son nom, le chant grégorien. Grégoire Ier mourut en mars 604 et fut aussitôt canonisé par acclamation. Plus moine et homme d'action, missionnaire, administrateur et meneur d'hommes que théologien, on considère que Grégoire Ier est le premier des papes du Moyen Age car c'est lui qui inaugura l'indépendance du pape d'avec Byzance, qui fit que les peuples italiens considérèrent le pape comme leur chef politique et qui maintint Rome comme le centre du monde chrétien. En tant que docteur de l'Eglise et Père de l'Eglise, Grégoire Ier mit surtout en harmonie la Patristique connue, adaptant cependant légèrement St Augustin aux temps nouveaux, faisant de son travail, après St Augustin, le manuel de référence pour la suite du Moyen Age. Grégoire, enfin, fut à l'origine de ce que la grammaire, la dialectique et la rhétorique ne se basèrent plus, pour leur apprentissage, sur les textes profanes anciens mais sur les textes sacrés, suivi en cela par Isidore de Séville et Bède le Vénérable
- *Sabinien (604-606)
- Envoyé comme légat à Constantinople en 593 par Grégoire Ier où il fut peu efficace. Fut choisi pape à la mort de Grégoire Ier. Il revint en arrière par rapport au souci des pauvres qu'avait Grégoire, vendant du blé, cher, pendant la famine qui sévit alors à Rome. Rétablit une forme d'équilibre entre clergé séculier et régulier
- *Boniface III (607)
- D'origine romaine, il fut élu après un interrègne d'un an, en février 607. Il mourut le 12 novembre de la même année. Grégoire le Grand, en 603, l'avait envoyé comme légat à la cour de Constantinople. De ce séjour, il gagna la faveur de l'empereur byzantin Phocas, obtenant, une fois pape, de ce dernier, un décret affirmant, à l'encontre du patriarche de Constantinople, que "le siège du bienheureux Pierre, apôtre, devait être la tête de toutes les Eglises" et que le titre d'"évêque universel" -jusque là aussi porté par le patriarche de Constantinople- appartenait exclusivement à l'évêque de Rome. Cela, d'ailleurs, reprenait un décret semblable édicté, 80 ans plus tôt, par l'empereur Justinien et qui reconnaissait la suprématie de Rome. Pendant son court pontificat, Boniface III fit décider en concile que les discussions sur la succession d'un pape ne devaient avoir lieu que trois jours après son enterrement et, en aucun cas, de son vivant
- *Boniface IV (608-615)
- Fils de médecin, moine. Succéda à Boniface III après une vacance du siège de Rome de plus de 9 mois. Administrateur à Rome sous Grégoire Ier. Il obtint de l'empereur byzantin le droit de transformer le Panthéon en église, qu'il consacra à la Vierge et à tous les martyrs en 609, y plaçant un volume important de restes tirés des Catacombes. Ce fut le premier exemple d'une telle transformation. La peste, la famine et des inondations frappèrent encore lourdement Rome. C'est sous le pontificat de Boniface IV que Mahomet commença de prêcher à la Mecque
- *Adéodat Ier, ou St Deusdedit (615-618)
- Saint. Né à Rome, d'une famille de clercs. Charitable et zélé, il fut élu pape après avoir été prêtre pendant 40 ans et il fut donc un pape âgé. Il soutint le clergé qui s'appauvrissait du fait des désordres des temps. Rome fut frappée d'un tremblement de terre et de la lèpre. Il pourrait avoir été le premier pape à avoir utilisé des bulles de plomb. Continua de favoriser le clergé séculier à l'encontre des moines
- *Boniface V (619-625)
- Napolitain, il succéda à Adéodat Ier après une vacance de plus d'un an. Le pape fit preuve d'affection pour l'Eglise d'Angleterre. Il aurait pris un décret déclarant intouchables les criminels se réfugiant dans une église
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- *Honorius Ier (625-638)
- Originaire de Campanie. Il fut condamné comme hérétique par le IIIème concile de Constantinople, en 680. Il avait mené une politique de modération vis-à-vis des hététiques monophysites et fut ainsi taxé de monothélisme. Il travailla à l'amélioration et l'embellissement des églises de Rome et répara l'aqueduc de Trajan. Il continua de se préoccuper de l'évangélisation de l'Angleterre et ramena l'Eglise d'Irlande à une observation commune de la date de Pâques
- *Séverin (638-640)
- Romain. Cette période commence d'être marquée par le schisme monophysite et le pape Séverin ne fut pas confirmé par l'empereur byzantin car ayant refusé de signer une confession monothéliste. L'exarque de Ravenne vint piller le palais du Latran mais Séverin resta ferme. Il fit construire une abside à l'ancienne basilique St-Pierre. C'est également l'époque des premiers combats entre les Byzantins et les Arabes
- *Jean IV (642-649)
- Né en Dalmatie et fils d'un avocat. Préoccupé de l'invasion de son pays natal par les Slaves s'efforçant de protéger les populations et les reliques des saints mais aussi de convertir les envahisseurs. Rappela aux Irlandais la date de Pâques et les mit en garde contre le pélagianisme et il condamna le monothélisme. Il défendit la mémoire d'Honorius
- *Théodore Ier (642-649)
- C'était un Grec de Jérusalem et le fils d'un évêque. Tout son pontificat fut consacré à la lutte contre le monthélisme mais sans réellement avoir d'influence à Constantinople même et en s'engageant dans un conflit important avec l'un des patriarches puis avec l'empereur byzantin sur la question monthéliste. Théodore Ier fut le premier pape à porter le titre de "pontife"
- *Martin Ier (649-655)
- Martyr. Né à Todi. Continue la lutte contre l'hérésie monothéliste et convoque, sans avoir été confirmé pape par l'empereur, un concile au Latran. Le conflit s'envenime. L'empereur byzantin essaie de le faire assassiner puis le fait arrêter et emmener à Constantinople (653). Il fut jugé après trois mois d'une captivité cruelle mais l'empereur n'osa pas, finalement, le condamner à mort. Il l'exila en Crimée, à Chéronèse, en 654, où il mourut
- *Eugène Ier (654-657)
- Saint. L'empereur fit donner un successeur à Martin Ier, en août 654, donc avant la mort de ce dernier. L'empereur finit par lui ordonner d'entrer en communion avec le patriarche de Constantinople. Le rejet, à la basilique Ste-Marie-Majeure, des ordres byzantins amena de fortes menaces qui, cependant, ne purent être mises à exécution du fait des menaces musulmanes sur Rhodes (654)
- *Vitalien (657-672)
- Saint. Le début de son pontificat fut marqué par une forme de pacification politique des relations avec Constantinople, sans que la question du monothélisme ne soit réglée. Cette pacification amena l'empereur en Italie, pour lutter contre les Lombards, qui fut reçu très obligeamment (663) mais fut assassiné en Sicile lors de son retour. Le pape soutint son fils, Constantin IV Pogonate et tenta de l'amener à mettre fin au schisme car il était peu décidé à utiliser la force pour continuer de soutenir les hérétiques. Cette solution définitive n'aboutit cependant pas. Vitalien eut plus de réussite en Angleterre: le synode de Whitby, en 663, confirma l'obédience de l'Eglise d'Angleterre au Saint-Siège, adoptant pour toute l'île la tonsure romaine et la date commune de Pâques. C'est Vitalien qui envoya Théodore de Tarse comme nouvel archevêque de Canterbury en 668 ainsi qu'Hadrien. Vitalien intervint aussi dans les affaires des Eglises d'Orient
- *Adéodat II (ou Dieudonné II) (672-676)
- Moine bénédictin. Se préoccupa de discipline monastique ainsi que la lutte contre l'hérésie monothéliste. Ce pape est appelé Adéodat II lorsque le pape Deusdedit est appelé, occasionnellement, Adédat I. Généreux envers les pauvres et les pélerins. Accorda à Venise le droit de choisir son doge
- *Donus (676-678)
- Romain. Il fut élu successeur d'Adéodat après un interrègne de 4 mois et demi. Il embellit et restaura les basiliques et des églises de Rome. Sous son pontificat, l'archevêque de Rome se replaça sous l'obédience de Rome. On découvrit, à Rome, dans une maison de Syriens, une colonie de moines nestoriens. Le pape dispersa les moines dans les divers monastères de Rome et il confisqua le bâtiment pour le donner à des moines de Rome. Les relations avec Byzance, sous le pontificat de Donus, tendirent à la conciliation
- *Agathon (678-681)
- Saint. Il semble bien avoir été bénédictin à Palerme et il avait plus de 100 ans lorsqu'il fut élu pape. Il soutint St Wilfred, archevêque d'York, injustement déposé, contre Théodore de Canterbury. Le 6ème concile oecuménique (troisième concile de Constantinople) eut lieu sous son pontificat, en 680. Ce concile mit un terme à l'hérésie monothéliste (l'empereur byzantin avait, à l'origine, la volonté d'en faire un concile de réconciliation des Eglises d'Orient et d'Occident). Agathon accomplit de nombreux miracles. Il était affable et charitable. Il est célébré aussi par les Grecs. Il soustrait l'Eglise de Rome à l'impôt grec
- *Léon II (681-683)
- Saint. Originaire de Sicile. Des négociations sur les relations entre Byzance et les élections pontificales retardèrent son accès officiel au pontificat à 1 an et 7 mois après la mort d'Agathon. Léon II confirma les actes du 3ème concile de Constantinople qui avait eu lieu en 680 et les fit connaître à l'Occident. Il expliqua que le concile avait condamné le pape Honorius I non parce qu'il é tait hérétique mais parce qu'il n'avait pas suffisamment dénoncé l'hérésie. Les Espagnols tinrent le concile de Tolède, en 684, où ils adoptèrent les décisions du concile de Constantinople. Le pape Léon II règla définitivement la question des revendications des archevêques de Ravenne à l'autonomie en faisant révoquer une décision de l'empereur byzantin Constant par l'empereur Constantin Pogonatus. Il fut un pape juste, charitable et érudit. En échange de la reconnaissance de la condamnation de la mémoire du pape Honorius I, Léon II obtint finalement une forme d'allègement du poids de Byzance sur Rome
- *Benoît II (684-685)
- Saint. Un romain. Elève distingué de la Schola Cantorum de Rome, il se distingua particulièrement par sa connaissance de l'Ecriture et sa pratique du chant. Il fut humble, aimant les pauvres et généreux. 11 mois s'écoulèrent entre la mort de Léon II et son accès officiel au pontificat. Pour abréger ces vacances du siège pontifical, il obtint de l'empereur Constantin Pogonatus un décret qui, soit abolit la nécessité de la confirmation impériale, soit permit qu'elle fut demandée de l'exarque seulement. Il adopta les deux fils de cet empereur. Il restaura de nombreuses églises de Rome. Il favorisa l'adoption par les Espagnols du concile de Constantinople et continua la lutte contre l'hérésie monthéliste. Sous ce bref pontificat, on continue de voir Rome s'émanciper de Byzance
- *Jean V (685-686)
- Syrien d'origine. Etait présent, en tant que diacre, au 3ème concile de Constantinople et c'est lui qui rapporta à Rome les actes du concile. Du fait qu'il s'était attiré la faveur de l'empereur Constantin Pogonatus, cela contribua à ce que celui-ci allégea les différents impôts qui pesaient sur les domaines pontificaux en Sicile et en Calabre et sur l'Eglise en général. Jean V fut un pape énergique, érudit, modéré et généreux pour son clergé et les pauvres. Mal considéré par ses contemporains. Une longue maladie fit qu'il passa son pontificat essentiellement alité
- *Conon (686-687)
- Le fils d'un officier des troupes thraces, il fut élevé en Sicile et devint prêtre à Rome. Il fut élu dans le cadre d'un conflit entre le clergé de Rome et les soldats locaux. Il encouraga St Killian et ses compagnons à évangéliser la Franconie. Un nouvel empereur byzantin, Justinien II, accepta de recevoir les actes du 3ème concile de Constantinople et il continua d'alléger les impôts dûs par les domaines pontificaux au trésor impérial. Il mourut après une longue maladie
- *Serge Ier (687-701)
- Saint. La mort de Conon amena une nouvelle lutte de clans du clergé pour l'élection de son successeur mais la majorité des clercs et du peuple élirent Serge Ier. Il était natif d'Antioche et avait été élevé en Sicile. Il eut des relations approfondies avec l'Eglise d'Angleterre (il baptisa, ainsi, Caedwalla, le roi des Saxons de l'Ouest en 689, il favorisa Bède le Vénérable, ou il ordonna St Willibrord évêque et l'envoya évangéliser les Frisons). Les conflits avec Constantinople reprirent du fait de la cruauté de l'empereur Justinien II: celui-ci voulut faire accepter au pape les actes d'un pseudo-concile en 692 autorisant les prêtres et diacres grecs à conserver les femmes qu'ils auraient eues avant leur ordination et qui, surtout, plaçaient le patriarche de Constantinople à égalité de rang avec le pape. L'empereur, devant le refus du pape, envoya un officier pour l'arrêter mais le peuple de Rome défendit le pape et Justinien II fut déposé peu après, en 695. Serge Ier répara et décora de nombreuses basiliques de Rome. Il ajouta l'Agnus Dei à la messe. Un pontificat plus long et donc, sans doute, plus puissant s'était donc essentiellement traduit par une reprise du conflit avec Constantinople
- *Jean VI (701-705)
- Un Grec. Une forme de conflit opposa les milices des territoires romains à l'exarque de Sicile venu en visite à Rome, et, bien que le pape ait réussi à pacifier la situation, les Lombards mirent ces conflits à profit pour continuer d'avancer contre les territoires pontificaux. Le pape n'eut d'autre possibilité que d'acheter la retraite du duc Gisulf. On voit encore, sous le règne de Jean VI, se prolonger la question de l'évêché de St Wilfred d'York et il semble, ainsi, que le pape ait continué ses relations avec l'Angleterre
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- *Jean VII (705-707)
- Il était Grec d'origine (comme ce fut souvent le cas pour les papes au cours de la période de l'influence byzantine) et même les fils de l'architecte impérial à Rome en charge du palais du Palatin, et sous son court pontificat, la papauté tendit à retomber sous la coupe de Byzance. La période qui s'étend de 685 (Jean V) à 752 (Zacharie) est appelée la "captivité byzantine" car tous les papes, alors, sauf Grégoire II, furent d'origine orientale ou byzantine). Bien qu'érudit et éloquent, Jean VII fut un pape timoré et lorsque Justinien II, revenu au pouvoir, envoya de nouveau à Rome les décisions du concile de 692, il ne put faire autrement que les renvoyer sans critique. Les Lombards rendirent à Rome les domaines des Alpes Cottiennes et le pape tendit à avoir de moins bonnes relations avec les Anglais
- *Sisinnius (janvier-février 708)
- Il était Syrien d'origine. Il n'eut un pontificat que de trois semaines. Avait la goutte et était incapable de se nourrir mais avait un fort caractère. Il voulait réparer les murs de Rome
- *Constantin (parfois Constantin Ier) (708-715)
- Etait Syrien. Affable. Rome fut frappée d'une famine puis d'une grande abondance (1ère et 2ème parties de son règne respectivement). Deux rois anglo-saxons, Coenred de Mercie et Offa des Saxons de l'Est vinrent à Rome comme pélerins et se firent moines. L'empereur convoqua le pape Constantin à Constantinople toujours sur la question du concile de 692, en 709. Il semble que le pape, lors de sa rencontre avec l'empereur ait approuvé tout ce qu'il ne désapprouvait pas formellement et les négociations furent menées par le futur pape Grégoire II. Justinien, en 711, est renversé par Philippicus Bardanes, qui entendit revenir au monothélisme. Le pape condamna en synode ce mouvement. Le conflit perdura avec l'empereur revenant sur les décisions du 3ème concile de Constantinople. Un nouveau duc est envoyé à Rome mais Philippicus fut déposé par l'empereur Anastase qui revint à l'orthodoxie (713). Le patriarche de Constantinople, de plus, reconnut la primauté de Rome et essaya de dégager sa responsabilité du revirement vers le monothélisme. Le pape Constantin consacra beaucoup d'évêques. Bien que d'origine orientale, ce pape maintint donc une politique d'indépendance vis-à-vis de Constantinople
- *Grégoire II (ou Grégoire le Jeune) (715-731)
- Saint. Il fut l'un des grands papes du VIIIème siècle. Etait Romain. Les Orientaux le confondirent avec Grégoire Ier et l'appelèrent "Dialogus". Fut placé très jeune à la schola cantorum et il gravit peu à peu les échelons des fonctions romaines (dont celle de bibliothécaire). Ses talents et son caractère remarqués, le pape Constantin le choisit pour l'accompagner à Constantinople pour sa rencontre avec l'empereur au sujet du pseudo-concile de 692, où il joua un rôle très important. Dès élu pape, il entreprit la réparation des murs de Rome car, en plus des Lombards, commençaient d'apparaître les Sarrasins. Les travaux ne purent cependant être menés à bien, entre autres par une crue du Tibre. Il est possible que cette menace sarrasine ait été surveillée de près par le pape et qu'il ait fait parvenir des encouragements aux princes Francs, lesquels endiguaient leur avance en Gaule. Des pélerins de haut rang vinrent à Rome sous son pontificat: de nombreux Anglo-Saxons (l'abbé Ceolfrid, le roi Ina -lequel fonda la "Schola Anglorum"), le duc Théodo Ier de Bavière (obtenant sans doute des missionnaires pour son pays; le pape, ainsi, y envoya St Corbibien et, surtout, St Boniface). Grégoire II est donc le pape qui a encouragé St Boniface dans son enteprise d'évangélisation de la Germanie; le pape intéressa également Charles Martel à l'entreprise. Le pape était un fort soutien du mouvement monastique (entre autres, il restaura le Mont Cassin). Après de bonnes relations avec les Lombards (le roi suivit les conseils pontificaux pour élaborer un ensemble de lois; et le pape aurait acheté la paix des Lombards par un butin de 15 kg d'or), différents ducs, avec ou sans l'accord du roi, avancèrent à l'encontre des possessions grecques d'Italie. Comme l'exarque de Ravenne n'y pouvait mais, le pape fit alors appel à Charles Martel. Celui-ci ne put pas, ou ne voulut pas, intervenir. L'actualité passa alors au fait que le nouvel empereur byzantin, Léon III, dit l'Isaurien ou l'Iconoclaste, en 727, recommença les attaques byzantines contre l'Eglise: d'une part, il entreprit de reprendre les impôts byzantins sur l'Eglise et les Romains et, d'autre part, il entendit intervenir dans le domaine purement ecclésial par ses décisions sur les images qu'il voulait faire interdire (iconoclasme). Le conflit devint violent et, de façon remarquable, ce furent les Lombards qui devinrent les appuis du pape contre Léon III. Les provinces grecques d'Italie prirent également le côté du pape, qui fut près de faire élire un nouvel empereur. L'exarque Eutychius, cependant, entreprit de scinder les Lombards d'avec le pape et à les lancer contre lui (il promit d'aider Liutprand à soumettre les ducs de Béévent et de Spolète) mais la forte influence du pape sur Liutprand empêcha ce revirement. Le pape aida cependant l'exarque à reprendre Ravenne qui était tombée aux mains des Lombards (727). Malgré l'opposition à Byzance sur la question de l'iconoclasme et ses diverses initiatives politiques, le pape Grégoire II ne marque cependant pas une évolution vers plus d'indépendance d'avec l'Orient même s'il est possible qu'il ait commencé consciemment à exercer le pouvoir temporel en Italie. Un concile italien de 727 proclama la vraie doctrine sur la question des icônes
- *Grégoire III (731-741)
- Saint. Syrien. Il fut acclamé pape sur la base de sa réputation en termes d'érudition et de vertu alors qu'il accompagnait le cortège funèbre de Grégoire II. Ami des pauvres. Il continua de s'opposer à Léon III sur la question de l'iconoclasme et il tint deux synodes à Rome en 731, marquant spécialement, de plus, le culte aux images et aux reliques. Face à l'opposition aussi bien en Orient qu'en Occident que rencontrait sa politique, Léon III ne répondit que par la force: il saisit les domaines pontificaux en Calabre et en Sicile et partout où il le pouvait en Italie et il fit transférer au patriarcat de Constantinople la juridiction que le pape y exerçait, ainsi qu'en Illyrie. Des légats pontificaux furent arrêtés et les artistes de Constantinople émigrent à Rome, y amenant l'art d'Orient byzantin, qui est encouragé par l'Eglise. Grégoire III continua d'appuyer, sur la demande de celui-ci, le travail missionnaire de Boniface en Germanie, l'autorisant à créer des évêchés, et le pape envoya le cousin de St Boniface, St willibald, pour l'aider (ce dernier travailla en Bohême). Ce fut sous le pontificat de Grégoire III que Charles Martel défit les Sarassins à Poitiers (et il en annonça la nouvelle au pape; le pape, alors, accorda le titre de "Très Chrétien" à Charles Martel, qui fut porté par tous les rois francs et français par la suite). Le roi des Saxons vint en pélerinage à Rome, instituant de retour chez lui l'"obole de St-Pierre", contribution charitable annuelle de tous les habitants. La fin du pontificat vit reparaître les troubles lombards: le pape comprit que Liutprand devenait dangereux et il fit finir la restauration des murs de Rome. Il reprit aussi Gallese au duc de Spolète, de façon à garantir les communications entre Rome et Ravenne. Liutprand, en 739, se mit en campagne à la fois contre Ravenne, contre ses vassaux du Bénévent et de Spolète et contre Rome. Le pape appela de nouveau Charles Martel à l'aide, qui, cette fois, envoya des ambassadeurs à Rome, qui réussirent à pacifier la situation. Mais Liutprand reprit la campagne dès l'année suivante (les Romains aidèrent le duc de Spolète mais, une fois victorieux, ce dernier ne voulut pas -ou ne put pas- aider le pape à reprendre 4 villes perdues dans le duché de Rome). C'est au milieu de ces troubles que Grégoire III mourut, en 741. Sans que l'on en sache exactement les causes -sans doute la crise iconoclaste a joué- l'éloignement d'avec Byzance se poursuit sous le pontificat de Grégoire III -le pape, par exemple, fut le dernier, une fois choisi, à demander confirmation à l'exarque. On voit cependant le pape continuer de soutenir les Byzantins contre les Lombards. Grégoire III, enfin, embellit Rome et fut aussi un soutien pour le monasticisme
- *Zacharie (741-752)
- Originaire d'une famille grecque de Calabre. Semble avoir déjà été un diacre à l'époque du concile de 732. De caractére doux et conciliateur, judicieux et charitable envers le clergé et les pauvres. Son caractère lui permet de nombreuses réussites. La situation est assez embrouillée à Constantinople où Léon III, mort en 741, a vu son fils Constantin V Copronyme être détrôné par Artabasdus, qui rétablit les icônes. Constantin V cependant reprend le pouvoir, revient aux icônes mais semble avoir une attitude conciliante vis-à-vis des envoyés du pape. La pression lombarde est toujours présente (Charles Martel est mort en octobre 741) et, face au non-respect de ses engagements par le duc de Spolète, le pape entreprend des négociations directes avec le roi Liutprand et réussit à obtenir le retour des territoires pris depuis 30 ans et une trêve de 20 ans. Ces négociations affirment le pape comme souverain temporel de Rome et de ses territoires. Le pape, ensuite, parvient encore à dissuader Liutprand d'attaquer Ravenne. Liutprand meurt en 744 et son successeur Hildebrand, qui aurait pu être plus agressif, est renversé par Ratchis, qui est dans de meilleurs termes encore avec le pape. Ratchis, en 749, cependant, après avoir assiégé Pérouse, abdique et, avec son épouse et sa fille, ils entrent chacun dans les ordres. Son frère et successeur Aistolf, respecte la trêve mais il s'empare de Ravenne, mettant ainsi définitivement fin à l'exarchat. En termes d'Eglise, le pape Zacharie tint un synode, en 743, sur le fait que les Germains disaient avoir été dispensé de l'interdiction de parenté jusqu'au 4ème degré en matière de mariage. St Boniface continue d'évangéliser en Germanie et de rester en bons termes avec le pape (sont créés les évêchés de Wurzburg, Buraburg et Erfurt). St Boniface entend aussi convoquer un synode de l'Eglise franque pour remédier aux abus de la vie du clergé, sous la direction de Carloman. Le pape l'établit légat pontifical pour ce synode. On voit aussi Boniface nommer (avec confirmation pontificale) les évêques métropolitains de Rouen, Reims et Sens. Deux hérétiques, Adelbert et Clément sont condamnés. Le synode franc est tenu en 745, à l'appel de Pépin et Carloman. L'affaire des hérétiques s'y poursuit et ils sont déclarés anathème par le pape. Le pape répond volontiers aux questions de Pépin et des évêques francs sur la discipline des clercs et sur la population chrétienne des domaines (Boniface joue toujours un rôle, étant devenu, de facto, l'agent du pape en Germanie mais aussi en France). En 747, Carloman quitte le monde et se fait moine en Italie, finissant par s'installer au Mont Cassin. Les efforts de Boniface mènent finalement à un ré-alignement de l'Eglise franque sur Rome. Ce prestige moral de la papauté dans l'Occident se voit nettement lors de la fin des Mérovingiens: c'est au pape que Pépin fait appel pour trancher, lui envoyant l'évêque Burkard de Würzburg et son chapelain, Folrad, de St-Denis. Ce sera Boniface qui sacrera Pépin en 751, inaugurant une politique de forte alliance entre les Francs et Rome. Le pape est également présent en Angleterre où le synode de Cloveshove, en 747, réforme l'Eglise locale et la ré-aligne également sur Rome. Le pape Zacharie restaura également les églises de Rome, le palais du Latran. Le pape fut également actif contre les marchands d'esclaves de Venise qui faisaient escale à Rome pour aller vendre les esclaves aux Sarrazins d'Afrique du Nord, achetant les esclaves pour éviter que des Chrétiens ne deviennent esclaves de païens. Le pape fut également actif en termes d'études théologiques et il traduisit les "Dialogues" de Grégoire le Grand en grec et les oeuvres connurent une grande diffusion en Orient
- *Etienne II (ou III si l'on compte Etienne II) (752-757)
- Un Etienne fut élu à la mort de Zacharie mais il mourut trois jours après. Il n'est pas considéré comme page mais il est parfois désigné sous le nom d'Etienne II. Etienne II (ou III) était membre d'une riche famille aristocratique de Rome et redevint le premier pape italien après un longue série d'orientaux. Dàs son élection, il dut faire face aux Lombards qui, cette fois, envisageaient de placer toute l'Italie sous leur pouvoir. Le pape fit d'abord appel à Constantinople -en vain, malgré une ambassade conjointe- puis il essaya de retenir les Lombards par l'argent. Ce sont les Francs de Pépin qui se révèleront les défenseurs de la papauté. Le pape Etienne II se rend lui-même à la cour du roi, à Ponthion, et, par ailleurs, il confirma Pépin roi des Francs et sacra ses fils Carloman et Charles (28 juillet 754). Pépin, à Qierzy, lui promet son aide et le retour de Ravenne à Rome. Les ambassades de Pépin restant sans effets sur Aistolf, le roi des Lombards, Pépin prend les cols des Alpes et l'oblige à jurer de rendre Ravenne et les autres cités qu'il avaient prises (754) mais dès Pépin reparti, Aistolf lève son armée et assiège Rome (janvier 756). Pépin re-traverse les Alpes et de nouveau soumet Aistolf. Le pape Etienne II est ainsi ré-instauré dans Ravenne et les villes de la Pentapole -ce qui officialise, finalement, son pouvoir temporel. Aistolf meurt en 756 alors qu'il se préparait à reprendre la guerre. Le pouvoir est disputé entre le frère d'Aistolf, Ratchis, qui s'était fait moine au Mont Cassin en 749, et Didier, duc d'Istrie. Didier cherche l'appui du pape en lui promettant d'autres villes qui restaient sous contrôle lombard et de l'argent. Le pape rappelle à Ratchis ses voeux monastiques et il réussit donc à maintenir la paix (757). Didier ne tint que partiellement ses engagements, conservant Bologne et Imola. Rien de neuf ne se produit à propos de la crise de l'iconoclasme. Le pape Etienne II restaura de nombreuses églises de Rome et il fut remarquablement bon pour les pauvres, leur construisant, près de St-Pierre, des hôpitaux (dès avant son pontificat, en tant que diacre, il avait administré de tels hospices). Le pontificat d'Etienne II marque le point tournant des relations entre le pape et Byzance: l'iconoclasme a déjà largement affaibli leurs relations et l'Empire byzantin est soumis à la pression des Abassides et des Bulgares
- *Paul Ier (757-767)
- Saint. Etait le frère du pape Etienne II. L'avait aidé dans les affaires du pontificat. Il fut chosi pape, à l'encontre d'un Théophylacte, poussé par une fraction de Romains, par une majorité dans Rome qui voulait que la politique de son frère soit continuée. Paul Ier continua la politique de son frère vis-à-vis des Francs et des territoires italiens (contre les Lombards et contre Byzance). Didier, qui n'a pas rendu certaines villes promises, ravage la Pentapole en menant une expédition contre les ducs rebelles de Spolète et Bénévent (758) et il conclut une alliance avec l'ambassadeur byzantin pour un retour commun contre le duché de Rome. Didier fait pression sur le pape, le menaçant s'il n'obtenait pas le retour d'otages pris par Pépin lors des précécentes campagnes de celui-ci. Malgré la difficulté de communiquer avec la France, le pape réussit à envoyer des ambassadeurs à Pépin. Après un second envoyé, Pépin envoie l'évêque Rémidius, de Rouen, son frère et le duc Antschar (760) et Didier promet de rendre les territoires disputés en avril mais, là non plus, il ne tient pas ses promesses et menace Rome à nouveau. Byzance avait envoyé un ambassadeur à Pépin pour l'amener à changer d'avis et la tension montre entre les Francs et les Byzantins. Ceux-ci s'efforcent d'obtenir le retour de plein gré des habitants de Venise et Ravenne. Pépin réussit à obtenir, dans cette perspective, le ralliement de Didier et le conflit au sujet des territoires pontificaux est temporairement apaisé. Les Lombards acceptent d'aider le pape à reprendre les possessions pontificales dans l'Italie du Sud byzantine et d'affirmer les droits du pape contre les évêques locaux. Le conflit, en fait, du pape avec Byzance, tient alors essentiellement à l'iconoclasme (laquelle s'accroît -de nombreux moines grecs fuient à Rome) et la doctrine de la Trinité. De nouveaux ambassadeurs byzantins à Pépin essaient de flatter ce dernier en lui proposant une négociation directe au sujet des icônes et de reconnaître leurs droits sur Ravenne. Des légats pontificaux, venus aussi près de Pépin sont en mesure de voir que l'attitude de Pépin reste ferme (un synode de l'Eglise franque à Gentilly en 767, réaffirme la doctrine sur les images et la Trinité). Le pape Paul Ier consacre beaucoup de temps aussi à Rome (dont les transferts des reliques de Ste-Pétronille qui, alors, est considérée comme la fille de St Pierre et elle devient la patronne romaine des chefs francs, lesquels l'estimaient déjà beaucoup) construisant de nouvelles églises et oratoires. Mourut près de St-Paul-hors-les-Murs où il était venu échapper aux chaleurs de l'été. Ce pontificat aura marqué le maintien de l'alliance entre les Francs et la papauté mais dans une ambiance plus subtile (le pape continuant de ne s'opposer à Byzance qu'en termes religieux, Pépin se préoccupant que le pape accepte d'être le parrain de sa fille Gisèle) et il est possible qu'on commence de voir apparaître des factions dans Rome. Il est possible que l'alliance avec les Francs se fasse surtout sur la base de la menace lombarde. Pépin aussi tend à une forme d'hésitation, en maintenant de relativement bonnes relations avec Didier. La réaction agressive de Byzance qui, à un moment, menace de sa flotte l'Italie et les Francs, ramène, finalement, au statu quo
RESUME - Liste des papes de l'époque carolingienne, de Grégoire le Grand jusqu'en 996
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